Article de Marc-Antoine Ricard, président de Stratomedia.

On ne se le cachera pas, il y a une bonne proportion de la population qui sont de bons procrastinateurs. Vous savez, l’art de toujours remettre à plus tard les tâches que nous avons à faire? Vous en avez probablement dans votre entourage ou vous en êtes peut-être un vous-même! Personnellement, si la procrastination était une discipline olympique, je serais probablement dans l’équipe canadienne! Le fait de procrastiner n’est pas un problème en soi dans la mesure où le travail qui doit être accompli finit par l’être. Si par contre la tâche est toujours remise à plus tard sans jamais s’accomplir, ça peut devenir un problème et aussi un irritant pour les gens qui nous entourent et qui sont mieux organisés que nous!

Pourquoi on « procrastine »?

Une des causes de procrastination est que nous mettons en doute notre capacité à accomplir la tâche et donc en la remettant à plus tard, ça calme l’anxiété qui vient avec le fait de douter de nos compétences. Chez les étudiants, un bon exemple est de débuter un travail de fin de session. Le doute de ne pas écrire la bonne chose ou de se tromper fait en sorte que les travaux sont souvent exécutés à la dernière minute. Le fait que le travail soit généralement pour la fin de la session rajoute l’aspect du ‘’j’ai encore beaucoup de temps’’ et fait que pour certains, le travail se termine aux petites heures du matin la veille de la remise! Au travail, ça peut être la même chose lorsqu’on nous donne une tâche que nous n’avons pas l’habitude de faire, donc il n’est pas rare que certains attendent plusieurs jours, voire semaines avant de la débuter!

Des solutions?

Heureusement, il existe quelques trucs pour nous aider à finalement accomplir nos tâches! De mon côté, je me fais une liste de choses à faire style ‘’to-do list’’ et ça fonctionne très bien! La liste doit être écrite à la main toutefois pour que ce soit efficace. Il n’y a rien de plus satisfaisant que de raturer une tâche accomplie et le fait d’avoir sous les yeux l’avancement de la liste de tâches procure également un sentiment de satisfaction. À la fin de la semaine, si je n’ai pas eu le temps de tout accomplir, je me fais une feuille pour la semaine suivante avec en premiers points les éléments que je n’ai pas encore eu le temps de faire. Je me mets des objectifs réalistes, aussi qui sont réalisables à l’intérieur d’une semaine et la plupart du temps, j’essaie d’avoir une liste complète le vendredi soir quand je ferme le bureau!

J’essaie également dans ma liste de tâches de toujours avoir un élément qui me sort un peu de ma zone de confort et que je ne suis pas habitué de faire, donc c’est encore plus satisfaisant quand je rature cet élément et ça enlève graduellement la peur de l’inconnu pour les prochains éléments non habituels qui me seront demandés! De cette façon, je procrastine un peu moins à chaque fois que je dois faire quelque chose d’inhabituel.

En bref, la procrastination affecte beaucoup de gens, mais ce n’est pas nécessairement négatif tant que les tâches finissent par être accomplies. Certains sont meilleurs sous l’effet du stress de l’arrivée de la date d’échéance et sont plus productifs ainsi. Finalement, saviez-vous que, depuis 2010, il existe la Journée mondiale de la procrastination, puis elle a lieu le 25 mars de chaque année!

Marc-Antoine Ricard

Stratomedia

www.stratomedia.ca

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