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Article rédigé par Ricky Girard

Vous avez probablement lu mon dernier article de blog dans lequel je traitais de l’entrepreneuriat au Québec selon une optique globale et par expériences personnelles. Sinon, allez le lire sur ce même blog.

Maintenant, comme ce site web présente des services de correction et de révision, pourquoi ne pas parler des fameux contrats d’édition? Ils ont fait une partie de la manchette cette dernière année avec le fameux « compte d’auteur » déguisé.

Les faits

Un éditeur peut parfaitement décider de publier ses auteurs à compte d’auteur ou être un simple fournisseur de services d’autoédition. Il est légal au Québec, comme dans bien d’autres pays, de pratiquer le compte d’auteur.

Le compte d’auteur, qu’est-ce que c’est?

Le compte d’auteur est le choix de publier un auteur, mais c’est l’auteur qui défraie une grande partie du financement pour son œuvre. Il paie donc une grande partie de la mise en page, de l’impression, de la publicité, ainsi que tout ce qui se rattache à la publication de son livre. Financièrement, tout dépend des fournisseurs avec qui l’éditeur fait affaire. Certains imprimeurs, certaines boîtes de marketing offrent leurs services à une gamme de prix fort différents. C’est pourquoi le coût défrayé par l’auteur peut varier énormément, soit d’environ 500$ jusqu’à … 5000$. C’est un choix à faire par l’auteur que de se faire publier de cette façon.

Sachez toutefois qu’il est tout-à-fait légal d’éditer sous ce chapeau.

Pourquoi on me dit qu’un auteur ne doit pas payer pour être publié et qu’il reçoit des redevances de 10%?

Il y a aussi l’édition traditionnelle. Celle-ci est dite à compte d’éditeur. La maison d’édition doit alors assumer tous les coûts et l’auteur a une redevance moyenne de 10% sur chaque vente d’exemplaire de son livre. Le reste du prix de vente revient à l’éditeur, à l’imprimeur et aux autres participants à l’édition du livre (libraires, etc…)?

Pourquoi j’ai vu des reportages où on dénonçait les éditeurs qui font payer leurs auteurs?

Les éditeurs ciblés par les critiques télévisées et journalistiques sont des éditeurs qui publient à compte d’éditeur, mais qui réclament quand même un montant à certains auteurs pour la publication. Cette pratique-ci, si elle n’est pas illégale, est du moins très malhonnête.

J’explique mon point de vue: les éditeurs enregistrés au gouvernement à compte d’éditeurs reçoivent des subventions gouvernementales pour l’édition des livres, et parfois des montants considérables.

Voyez-vous où je veux en venir? Ces éditeurs subventionnés ont demandé, ou demandent encore, des montants allant jusqu’à 10 000$ ou plus à certains auteurs pour la publication de leur ouvrage, en sus de leurs subventions qui sont censées servir à publier des auteurs gratuitement.

Examinez-le, le contrat d’édition, et faites-vous-le expliquer!

Avant de signer quoi que ce soit, en édition, comme ailleurs souvent, vous devrez éviter de vous fier à la stricte parole de l’éditeur (ou du vendeur) et examiner ce contrat qu’il vous met sous les yeux. Qu’est-ce qu’il dit, ce contrat? Il vous engage à quoi pour les prochains mois ou les prochaines années?

J’espère que mon propos vous aura éclairé!

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